Détectives des profondeurs

Plan de cours

Aperçu

Cette course au trésor en réalité virtuelle consiste, pour les élèves, à chercher des animaux migrateurs étiquetés : le diable de mer, la tortue verte et le requin-marteau halicorne. Les élèves plongent autour de l’île Cocos, explorent le grand large, les monts sous-marins et les habitats insulaires. Chemin faisant, ils ont recours à leur guide d’excursions pour apprendre ce qui fait de l’île Cocos un endroit si particulier. À la suite de la course au trésor, les élèves utilisent les observations qu’ils ont recueillies au cours de l’expérience pour formuler leur argumentation et expliquer les raisons pour lesquelles il faut protéger l’île Cocos.

Contexte

La migration

Du microscopique zooplancton au gigantesque rorqual bleu, nombreuses sont les espèces marines qui migrent. La migration – le déplacement des espèces d’un lieu à un autre – constitue une adaptation importante aux variations saisonnières et géographiques des ressources alimentaires et des autres ressources vitales.

Les espèces migratrices se déplacent notamment pour trouver de la nourriture ou des conditions de vie ou d’accouplement plus favorables. Voici quelques exemples :

  • il arrive que les prédateurs coordonnent leur migration aux habitudes de reproduction saisonnière de leurs proies;
  • certaines espèces quittent parfois leur territoire de chasse habituel pour trouver un partenaire;
  • certaines espèces se déplacent vers des frayères (lieux de ponte) offrant des habitats plus sûrs pour leurs petits, particulièrement vulnérables.

Comme ces migrations exigent beaucoup d’énergie, les espèces marines migratrices sont souvent de plus grande taille, rapides et capables d’emmagasiner d’importantes réserves d’énergie pour pouvoir effectuer leurs longs voyages.

Les chaînes de montagnes de l’île Cocos

Les habitats situés aux abords de l’île Cocos illustrent à la perfection la façon dont la géographie physique contribue aux habitudes de vie dans l'océan. L’île Cocos constitue le pic d’une chaîne de montagnes sous-marines qui comprend les monts sous-marins Las Gemelas. Cocos est une île volcanique internationalement reconnue à titre d'habitat marin essentiel pour les espèces en danger critique comme le requin-marteau halicorne et le diable de mer, une espèce vulnérable. En sa qualité d’aire protégée, le parc national est interdit à la pêche. Les monts sous-marins Las Gemelas sont également devenus une aire protégée afin d’assurer une protection accrue aux espèces migratrices telles que le requin-marteau halicorne et diverses espèces de raies, de thons et de dauphins.

La biodiversité à proximité des monts sous-marins

On trouve à proximité de la chaîne de montagnes sous-marines de l’île Cocos une biodiversité particulièrement riche comparativement à celle qu’on observe au large et cela, pour diverses raisons.

  • Écoulement des nutriments – L’eau transporte les nutriments de la forêt tropicale humide de l’île Cocos jusque dans l’océan.
  • Habitat structuré – La configuration naturelle du plancher océanique élevé de la chaîne de montagnes sous-marines crée des habitats, par exemple des rochers sur lesquels divers organismes comme les algues, les éponges et les coraux peuvent s’attacher et croître.
  • Profondeur et lumière – La chaîne de montagnes procure des habitats situés plus près de la surface de l’eau : il y pénètre une abondante lumière dont les organismes photosynthétiques comme les algues ont besoin pour s’épanouir. Ces organismes forment la base de la chaîne alimentaire marine.
  • Remontée d’eau Les matières organiques en décomposition ont tendance à couler vers le fond de la colonne d’eau. Les eaux plus froides des profondeurs de l’océan deviennent ainsi très riches en nutriments. Les courants poussent l’eau froide jusqu’aux sommets de la chaîne de montagnes sous-marines et apportent les nutriments à la surface, où les organismes peuvent les consommer.

Les scientifiques effectuent des relevés de chlorophylle afin de surveiller la quantité de phytoplancton présente dans une région. Tout comme les plantes terrestres, le phytoplancton utilise la chlorophylle dans le processus de photosynthèse. L’eau riche en nutriments favorise la croissance du phytoplancton, lequel donne à l’eau sa couleur verdâtre. L’abondance de phytoplancton attire les espèces qui se situent vers le sommet de la chaîne alimentaire. Les eaux les plus proches de l’île Cocos présentent généralement la plus haute teneur en chlorophylle, et les monts sous-marins se classent au second rang.

Les stations de nettoyage constituent l’illustration parfaite de l’interdépendance des espèces en milieu aquatique et du fait que cette interdépendance s’étend au-delà de l’aspect alimentaire. Les stations de nettoyage se trouvent souvent sur des récifs ou dans les zones rocheuses. Les espèces migratrices comme les tortues marines, les diables de mer et les requins s’y arrêtent afin que certaines espèces de crevettes ou de petits poissons-nettoyeurs effectuent le déparasitage de leurs corps. Tant les nettoyeurs que leurs « clients » bénéficient de cette interaction.

En raison de ses déplacements, l’animal migrateur joue souvent un rôle important dans plus d’un écosystème marin au cours de sa vie. Le requin-marteau halicorne est par exemple un prédateur de premier plan en eaux profondes, mais il fréquente également les récifs plus proches de la surface pour visiter les stations de nettoyage. Dans le cadre de cette relation symbiotique, il fournit des aliments aux espèces nettoyeuses en échange des soins qu’elles lui apportent. Le Guide d’excursions des détectives des profondeurs comporte des renseignements généraux sur les espèces comprises dans le jeu, ainsi que sur leurs rapports mutuels.

L’adaptation et la conservation

Les espèces migratrices s’adaptent aux variations des conditions du milieu telles que les changements touchant la saison d’alimentation, la perte d’un habitat, l’activité volcanique, la pollution ou la présence d’espèces envahissantes (dont les humains). À l’heure actuelle, beaucoup estiment que l’élévation de la température des océans modifie les habitudes migratoires de nombreuses espèces, à la recherche d’aires marines mieux adaptées à leurs besoins en matière d’alimentation et de reproduction.

En outre, la migration rend les espèces vulnérables aux menaces anthropiques, dont la surpêche ou la capture accessoire (prise accidentelle dans les filets de pêche). Au cours de leurs déplacements, elles risquent d’être touchées par les fluctuations du trafic maritime et le développement côtier qui s’étend sur de vastes régions. Il s’agit là d’un défi de taille au chapitre de la conservation, puisque les espèces migratrices franchissent fréquemment les frontières internationales. Les données de poursuite des satellites ont par exemple indiqué qu’une tortue verte mâle du Pacifique prénommée Argo avait parcouru 1587 km en 55 jours: en provenance du Costa Rica, elle avait franchi les eaux de la Colombie pour se rendre jusqu’aux aires de nidification du Golfe de Panama.

Les technologies d’étiquetage et de suivi constituent aujourd’hui des outils indispensables aux défenseurs de l’environnement. Les trois scientifiques de MigraMar ayant contribué à cette expérience se sont tous servi de données de suivi pour se porter à la défense de la conservation des espèces. Le Guide d’excursions des détectives des profondeurs présente brièvement chacun de ces spécialistes et son travail.

Liens connexes

Résultats d’apprentissage

Les élèves observent, recueillent et consignent les données relatives à trois habitats : la haute mer, un mont sous-marin et une île.

Ils analysent les données obtenues par observation afin de décrire les relations entre les espèces marines et leurs habitats.

Les élèves font une synthèse de leurs observations scientifiques et la présentent d’une façon convaincante (au moyen d’un exposé oral, écrit, graphique, d’une présentation multimédia ou autre) qui fait connaître un point de vue sur un enjeu de conservation environnementale.

Compétences

Pensée critique, collaboration, communication

Question clé

Comment protéger l’habitat essentiel aux espèces migratrices?

Objectifs d’apprentissage

    • Effectuer et consigner des observations.
    • Décrire ses observations en recourant à un vocabulaire et à des concepts scientifiques appropriés.
    • Synthétiser l’information recueillie auprès de sources multiples afin de décrire les rapports mutuels entre les espèces.
    • Organiser les idées


Avant de commencer

Passer en revue le Détectives des profondeurs Guide de l'utilisateur afin de connaître la marche à suivre pour utiliser l’application.

Passer en revue le Guide d’excursions des détectives des profondeurs pour obtenir la description des habitats et des espèces.

Étapes à suivre

Les instructions contenues dans le Dive detectives Instructions invitent les élèves à :

    1. Réfléchir à leur expérience de plongée.
    2. Analyser leurs observations sur les habitats de la haute mer, du mont sous-marin et de l’île.
    3. Interpréter leurs données d’observation et formuler une argumentation pour la conservation de l’île Cocos.
    4. Communiquer leur argumentation au moyen d’un contenu original.

Points à discuter

    • Pourquoi les espèces migrent-elles?
    • En quoi la migration contribue-t-elle à la survie des espèces?
    • Les humains sont-ils eux aussi une espèce migratrice?
    • Comment les actions humaines touchent-elles – de façon positive et négative – les espèces migratrices?
    • Comment pouvons-nous recourir aux technologies de manière à contribuer au suivi et à la conservation des espèces migratrices?

Prévisualiser l'activité

Détectives des profondeurs: Instructions

Prévisualiser le guide d’excursions

Dive Detectives Field Guide 2pg FR.pdf

Détectives des profondeurs - Guide de l'utilisateur

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